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le 12 mai : aujourd'hui la Générale!!!

En présence de quelques spectateurs (cobayes?)
Le filage de lundi a rassuré tout le monde et hier les mise au point technique nous ont permis un peu plus de repos...depuis le 8 mai  nous n'avions pu entendre sonner minuit...
La fatigue exacerbe les émotions et le stress...
Deux ou trois petits éclats de voix par ci et par là, mais dans l'ensemble beaucoup de bonne volonté.
La rive approche à force de ramer!


Le Fil de La Célestine

Qu’ont bien pu imaginer ceux et celles qui sont venus curieux à notre invitation du 28 avril au Musée Dauphinois ? Les ors de la chapelle baroque, la salle capitulaire servant de salle des chœurs et de cocktail, des chaises en angle, des musiciens aux airs de troubadours, des comédiens stricts, lecteurs respectueux d’un texte du XV ème siècle.
Qu’est-ce que cette Célestine dont le qualificatif de putain est employé dans toutes les phrases, une affiche dont l’esthétisme érotique reste un mystère à peine entrouvert sur un regard voyeur ? Un spectacle classique ? Un spectacle pour tous ? Un mélange des genres ? Une réalité hybride ? Les présentations l’envisagent ! …
On peut encore penser : vous allez voir … et recevoir la révélation comme un choc ! Mais chacun espère : j’ai peut être de quoi répondre, j’ai une petite idée maintenant !
Mais comment décrire, expliquer ?

Venez donc voir, c’est plus simple…

Nous étions bien là, dans ce décor, sécurisés, soutenus, entourés de connaissances, d’amis, de bienveillance, et Yves avait heureusement réussi à se joindre à nous.
Et surtout merci au quatuor Catalonia dont la virtuosité nous a auréolés et à Montse, dont la brillante présentation a permis d’éclairer l’œuvre…

Zut ! J’allais encore oublier, et MERCI AU MUSEE DAUPHINOIS.


Stage de réalisation au Creps de Voiron  – Pâques 2009 - LE FINAL !

Ah ! Ce premier filage !  Nous l’avons bissé ! Le deuxième de 2h30 !

L’ambiance de nuit y était, la concentration aussi, chacun retenait son souffle ! Il commençait à se passer quelque chose, le jeu s’engageait… quelques traces de costumes, des  débuts de masques…

Après cinq jours intensifs de travail, il est sûr que l’on espère un résultat.

Il parait qu’il va y avoir un trombinoscope, Céline a donc pris des photos, genre photos d’identité qui n’en sont pas.

Et maintenant ?  Le texte, le texte… Et si on relisait La Célestine d’Aline Shulman, bon conseil d’Emilie… surtout pour ceux qui ne l’auraient jamais lu !  Non pas possible ?

Ah ! La note d’intention d’Emilie pour nous motiver, c’est la première fois qu’on l’entendait, peut-être qu’on l’entend mieux aujourd’hui ! Voir sur le site...

Maintenant nous pensons au 28 avril, c’est demain ! c’est quoi au juste ? Mais enfin, c’est la présentation du Fil de la Célestine, avec les lectures de textes, les chants et les discours officiels et les remerciements, et tout.

 Il faut tout vous répéter…

Comment dit-on : un prélude, un lever de rideau, un coup de pub… comme vous voulez, mais venez-y tous !


Début mars, les 7 et 8 !

week-end partagé entre l’espace 600 « merci Emilie ! » et La Bifurk, « merci le skate de nous laisser un peu l’espace ! »

Un air de printemps !

Travail sur  « après l’entracte » : La mort de la Célestine, ah ! Cette séquence là, elle ne bouge plus ! Faire dire le texte par des comédiens et faire jouer les autres en cinéma muet, il faut le faire, on la trouvée, on ne la lâche plus !

Mais tout ne fait que commencer ! puisque Sempronio et Parmeno sont décapités « A quand les têtes sanguinolentes au bout des piques ?! » Ensuite au tour de Calixte, zut, il rate le barreau de l’échelle « mais qu’est-ce qu’ils font avec leurs échelles les pieds nickelés ! » Il tombe et se tue. Pauvre Mélibée c’est à elle d’en finir, mais chut… mystère... Comment se jettera-t-elle du haut de la tour sous les yeux de son père, effaré ? Chœur chanté, funeste et dramatique !

Suspens ! Pour l’instant, chacun a bien sa petite idée sur la façon dont elle va se tuer. Mais renvoi de la question à l’équipe d’artistique au cours d’une séance nocturne au conclave de Voiron...

Mais il doit se passer tant de choses à Voiron ! Oui, au CREPS, pendant qu’il est encore ouvert…

Nous y passerons la semaine en compagnie de…C…

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En février, c’étaient les 7 et 8 !

Petite découverte des équipements sociaux de Grenoble : rendez vous au centre social Chorier-Bérriat, mais où c’est ? On nous indique une grille rouge, elle est bleue, ou l’inverse, on ne nous donne pas le numéro, il pleut, il fait froid, il y a du vent… Brrr. Finalement à la Villeneuve, c’était mieux.

Un groupe part à la salle des Tickets « mais c’est quoi cette salle !? » un autre à l’ADAEP, on le met à la cave, il fait froid, ça grogne de partout. Mychèle fait la guide.

L’après midi, Christophe se débat avec un groupe à peu près au complet qui a bien du mal à se retrouver dans l’espace… On s’y perd comme dans le texte, « voyons les spectateurs sont où ? »

Le lendemain heureusement on essaie de remettre un peu tout ça en place à la Bifurk, beaucoup de bonne volonté de tout le monde.

Mais l’évaluation n’est pas terrible, ça grogne toujours, c’est le tunnel, finalement, conclusion, ces réunions, ça ne sert à rien… La participation… des participants, c’est barbant !

Et pendant tout ce temps, se met en place la distribution, avec des variantes multiples, un texte qui commence à devenir définitif, mais qui peut encore changer…

C’est la période blues... passage obligé avant la dernière ligne droite !

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Premier week-end de l’année 2009

 
Le fil de La Célestine commence à se dérouler…
Ce fil de la plaquette,
Ce fil du tableau du fil qui va prendre au piège Mélibée,
Ce fil de la toile de Célestine.
Il fait bien encore quelques nœuds, il lui arrive même de ce casser !
Bon, mais du tableau 1 au tableau 9, ça commence à tenir ! (il y en a 32 !)

Oh bien sûr, il faut rajouter des dimanches de travail, des soirées de ci, de là, des textes, que je te coupe, que j’en remets ! Ca râle bien un peu, pas trop !

Ah ! Ce moment où fugitivement nous nous sommes tous regardés avec le même visage, c'est-à-dire le même maquillage, comme un chœur, certains se sont vus en Pierrot, d’autres en personnage de Nô ou de Kabouki, d’autres en personnage de l’Opéra de Pékin, mais non puisqu’on vous dit que ce sera un maquillage à inventer (coucou Anne !)  pour La Célestine ! Mais les masques ? Ah oui, c’est vrai, alors les masques, plus de masques ? Des coiffures pour masques ! Ah bon…

Tous les hommes en femmes et toutes les femmes en hommes, tenue uni sexe !
Tiens, tiens, c’était déjà simple, mais ça devient limpide !
Ayez un peu des idées bon sang ! 

« Et si on le jouait en habit de l’époque !!!... »

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Célestine théâtre Grenoble

Du 25 au 31 octobre - le stage de réalisation a eu lieu !


Le stage de réalisation (moitié) d’octobre : une étape décisive !

Toutes celles (et tous ceux, moins nombreux !) qui s’étaient engagées étaient là ce samedi 27 octobre – à une ou deux exceptions près !
Et tous étaient encore là sur le plateau de Prémol le 31,  rejoint par quelques autres !
Ca fait du monde une trentaine de personnes !
"Chapeau !" c’est Yves qui l’a dit !
Et nous, bien contents du travail intensif, de notre créativité collective, de l’ambiance…
Avec l’envie d’encore plus de burlesque et de tragique, de comique et de  poétique, de plus de Célestine quoi !
Quelle chance que tout ce temps immergé dans le théâtre à la Maison Familiale de Vif, avec comme seul refrain obsédant: « La Célestine, par ci, La Célestine, par là ! »
Beaucoup reste à faire, mais à partir de maintenant, c’est plus clair, nous avons collectivement une petite idée de ce qu’elle sera, cette Célestine.
C’est plus facile aujourd’hui de dire : venez nous rejoindre.
Prochain rendez vous les 29 et 30 novembre à la Bifurk.

Bertrand.


On a fabriqué des masques!

Entre les deux stages de réalisation, quelques soirées ont été consacrées à un stage de fabrication de masque... tout  un apprentissage, et  une découverte: les masques sont réalisés pour chaque spectcle et s'appuient sur la prise d'empreinte du visage des comédiens!     

         

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Lundi 15 septembre – lendemain du stage des 13 et 14 septembre à La Bifurk.

Les Célestines, six ou sept différentes, au turbin pendant quarante huit heures, à elles et aux autres, la besogne, ça profite !
Les femmes jouent parfois des hommes, et les hommes (on les compte sur les doigts d’une main) se transforment en femmes. On se bat, on s’insulte ,on se tue, on fait l’amour… entre personnages, masqués ou pas, ou par bouteilles interposées…
On vous parlera de tout ça de vive voix au Forum du théâtre d’amateurs le samedi 27 septembre après midi au Théâtre Prémol.

Bertrand.

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Lettre n° 1

Mercredi 27 août – 21 heures à La Bifurk

Trente Célestiniens regroupés en quatre compagnies, viennent de présenter  les premiers rushs de La Célestine : plusieurs séquences du texte, des images fortes dans l’espace, une scénographie structurée  par les modules du skate, les idées prennent formes.
Quelques photos en témoignent, un film nous l’a mis en boîte. Nous verrons ce qu’il en restera au montage en Mai 2009.
Cinq jours de travail intensif, de 9 heures à 21 heures, cinq jours d’engagement complet, pari gagné ! Evaluation : épuisement, mais enthousiasme !
Merci à l’équipe artistique des risques qu’elle prend avec nous, merci au collectif de La Bifurk de nous accueillir.
Ce n’est qu’un début !

Bertrand.

Interview de Bertrand Petit, président de Théâtr'Ensemble : Une direction artistique pour conduire le projet Célestine : pourquoi ?

Théâtr’Ensemble a souhaité constituer une équipe artistique pour réaliser avec des amateurs le projet de La Célestine. Pourquoi ce choix, qui complique encore un projet déjà ambitieux ?

Oui, c’est vrai ! D’habitude, on choisit un chef de projet, qui constitue son équipe et qui se donne les moyens de le mettre en œuvre.
Le pari que nous avons fait est différent parce que les objectifs sont différents : la finalité de notre projet n’est pas en soi de monter une super production. La démarche de formation et de création collective qui la sous tend est aussi importante : c’est la ligne que s’est fixée le comité de pilotage composé d’amateurs essentiellement.
Donner la possibilité à des amateurs de travailler avec des professionnels de divers horizons à partir de différentes techniques. Tous les participants à des niveaux différents auront l’occasion de travailler avec un chorégraphe,une marionnettiste, un directeur de chœur, un spécialiste de commedia, un directeur d’acteurs  à partir de textes , etc…
Le temps de la réalisation doit être une phase de découverte et d’approfondissement technique  du spectacle vivant.
Nous avons souhaité associer des artistes qui aient une expérience et une pratique avec des amateurs, Leur pratique est diversifiée, elle permet donc une confrontation d’approches pédagogiques ; pour les participants, ils prennent conscience que le langage théâtral est multiple, et  les façons de faire aussi.
 Les intervenants artistiques sont souvent isolés dans leur pratique : c’est une façon de découvrir comment s’y prend l’autre. Nous pensons que cela peut constituer une dynamique sur le plan local et faire avancer l’encadrement des pratiques amateurs.
Par ailleurs, La Célestine est une œuvre riche, complexe, difficile dans la lecture dramaturgique : un collectif d’artistes peut permettre une vision ouverte et diversifiée.

Alors, pourquoi un directeur artistique ?

Nous n’avons pas cherché  un superman de la production amateur, un Robert Hossein qui rassemble sur son nom une vision mégalo, non, ce qu’il fallait, c’est quelqu’un qui donne du sens à tout ça sur le plan artistique (la direction !) et qui soit garant de la cohérence  de la démarche par rapport à l’engagement des participants.
Et pour l’équipe artistique, être le référent accepté sur les choix qui seront à faire dans tous les domaines : scénographique,, choix du traitement dramaturgique, ce que l’on gardera ou pas.,  Et là l’expérience et le savoir faire est déterminant dans la conduite de stage collectif en vue d’une réalisation : nous avons la chance d’être dans une région où le secrétariat d’Etat de La Jeunesse et des sports a encore un conseiller technique et pédagogique en la personne d’Yves Doncque, il a accepté, sa direction Régionale aussi et le Ministère a retenu notre projet dans ses financements.
Son implication professionnelle dans l’éducation populaire nous garantit que nous parlons bien le même langage.
Yves dirige par ailleurs une troupe, le théâtre du Réel, dont les choix esthétiques et d’engagement nous plaisent bien.
Et voilà : nous avons complètement confiance.

Tableau idyllique, mais dans la réalité, les choses ne doivent pas être simple ?

Non, c’est vrai. Ce qui nous manque le plus c’est le temps ! et pourtant, plus d’an nécessaire à la maturation et dire que nous avions envisagé dans un premier temps de tout boucler à l’été 2008 !
Mais nous n’avons pas les moyens de dire à nos intervenants : pendant un mois vous travaillez sur le scénario, et hop ! De toute façon, il faut faire avec ce que nous sommes et à notre rythme : c’est un principe de base, bâtir avec nous ! Nous ne sommes pas du tout dans une logique de casting (même amateur !), je monte tel spectacle, je cherche telle et telle personne, pas du tout, des expérimentés d’autres qui le sont moins, des disponibles, d’autres pas du tout.
Et puis un travail collectif, c’est un travail collectif, ça prend plus de temps, ça tiraille, il faut trouver le même langage, ce qui apparaît évident pour l’un ne l’est pas du tout pour l’autre etc. Chacun se réfère aussi à son expérience, ses choix esthétiques et tout.

Ce qui pèse aussi sur l’équipe, c’est ne pas décevoir les participants, mais aussi être créatif, alors on peut avoir des tas d’idées encore faut-il avoir les moyens de les réaliser simplement, à la mesure de nos possibilités, sans misérabilisme et puis que ça ait de la gueule, du gingin !
Non, c’est vrai c’est pas simple du tout, mais c’est passionnant, c’est bien pour tout ça que nous nous sommes engagés !
Et puis si je vous racontais le feuilleton de la Bifurk…. Non ce sera pour un prochain journal de bord !

Journal de bord n° 0

1er août 2008

Nous avons embarqué depuis plus d’un an : nos premiers contacts avec la Célestine datent de novembre 2006… beaucoup de pages non écrites dans ce journal de bord, seulement  gravées dans nos mémoires…

Déjà, fin 2007, un début de journal, nous échangions sur La Célestine vue à la Croix Rousse.

Ma première pensée en ouvrant ce site est pour Etienne, Etienne Delmas ; nous l’attendions, il est avec nous maintenant, par sa présence absence dans nos cœurs et dans son questionnement créatif, vivant.

Je salue ceux qui ont fait connaissance avec nous, l’espace d’un week-end, d’un contact, intervenant artistique ou participant intéressé mais qui n’ont pas pu faire le voyage avec nous, nous les retrouverons peut être lors d’une escale prochaine.

D’autres qui ont beaucoup donné, mais qui doivent nous quitter.

Merci Anne Catherine.

Je remercie aussi tous ceux qui nous ont fait confiance et qui ont soutenu jusqu’à maintenant notre projet, notamment les collectivités locales, la Ville de Grenoble, le Conseil Général, le Conseil Régional, les services du secrétariat d’Etat de la Jeunesse et Sports,

Localement, nous apprécions tout particulièrement l’appui et la collaboration du théâtre Prémol et de la Bifurk.

Nous avons bien travaillé déjà, mais tout reste à faire pour concrétiser notre imaginaire collectif autour de la Célestine. Rendez-vous le 23 août pour tous ceux qui le peuvent… et à tous ceux qui nous rejoindrons ensuite.

Bertrand.
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