Le comité artistique construit l’architecture à partir du texte initial
C’est un travail de décantation sur ce texte long, dense, truculent, originalement en 21 actes, pour en faire un spectacle qui parle au public d’aujourd'hui avec des formes théâtrales contemporaines.
Faire le choix de ramener le texte à son ossature, c’est aussi rester fidèle à son sens d’origine et offrir un théâtre efficace.
Chaque intervenant a en charge un groupe d’artistes amateur ainsi que la production d’un module du spectacle relatif à sa discipline – danse, musique, théâtre...- et à sa sensibilité.
Ensemble, ils agrégent les créations de chaque groupe, ajustent les aspects scénographiques, rythmiques, esthétiques, de liens entre les « jeux », de parcours... afin de créer le spectacle final.
Le déroulement
Dès septembre 2007, des ateliers d’entraînement aux techniques artistiques et scénographiques du spectacle vivant ont été mis en place : théâtre, commedia, improvisations, marionnettes, mime, masques, chorégraphie, musique et chant….et plus tard : son, lumière, décors, costumes. Progressivement, ils s’appuient sur les thématiques abordées dans la Célestine et les développent, mêlant d’autres thèmes, déroulant le sujet autour de leurs imaginaires…Par exemple, sont en chantier
Des séquences du texte mises en lien, un personnage présenté sous toutes ses facettes, un chœur composé de personnages de la pièce, une ou plusieurs scènes en « Comédie Musicale », des variations autour : des rapports maîtres/serviteurs, le vin qui soulage la misère, l’amour fou, la marchandise du sexe, la vieillesse… et enfin, un montage des maximes qui émaillent le texte.
Les stages de réalisation ont débuté fin août 2008. Les acteurs amateurs entament là la concrétisation du projet. Nous ne sommes plus dans la conception ou dans l’apprentissage…Les formes se précisent, les aptitudes, les intérêts, les rôles de chacun se définissent et s’affinent de stages en WE, jusqu’à Pâques 2009. Le projet artistique évoluera jusqu’à la phase finale, dépendant de ces interprétations individuelles, soumises à la construction collective, charpentée par les professionnels mais nourrie de la richesse panachée des amateurs !